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Les trois phases de la combustion dans un poêle à bois

Que se passe-t-il exactement dans votre poêle à mesure que les bûches s’enflamment pour brûler en un feu bienfaisant qui réchauffe votre intérieur ? Découvrez les 3 phases de combustion d’un bon poêle à bois.

Quand votre intérieur devient chaud et douillet, c’est grâce au processus qui se déroule dans votre poêle chauffant. Chaque bûche insérée se consume en trois phases qui peuvent avoir lieu simultanément. Afin de bien comprendre ce qui se passe, nous les avons analysées pour vous.

Phase 1 de la combustion : le séchage

La quantité d’eau résiduelle (15 à 20%) encore présente dans le bois séché à l’air ambiant s’évapore, à une température de 100°C environ. Pour cela, les bûches doivent être suffisamment chauffées : c’est à cela que sert, dans un premier temps, la combustion des allume-feux ou bûchettes.

Phase 2 de la combustion : la pyrolyse

Entre 100 et 150°C, les différents composants du bois se séparent et passent lentement à l’état gazeux pendant que le bois commence à se consumer sous l’effet de la chaleur. À plus de 150°C, la sublimation – passage en phase gazeuse – s’accélère. Le bois est en effet constitué de 80% de composants volatiles. Le vrai feu commence donc avec la combustion des gaz produits, à environ 225°C (température d’inflammation) et la libération simultanée de chaleur. Pour cela, une quantité suffisante d’oxygène est nécessaire. À près de 300°C, la combustion atteint son apogée. La réaction continue avec crépitement et éclat, au fur et à mesure que les poches de chaleur se libèrent. À ce moment, les flammes peuvent atteindre une température de 1 100°C.

Phase 3 de la combustion : la braise

Quand tous les composants les plus volatiles du bois ont brûlé, il reste les braises du charbon de bois. Celles-ci brûlent lentement, presque sans flamme, à une température de 800°C environ. Pour obtenir la combustion la plus propre possible, la réaction chimique doit être complète, grâce à la quantité adéquate d’oxygène par rapport au gaz du bois. Ainsi, la quantité d’air en jeu est un facteur décisif pour chaque phase de la combustion : le manque d’air implique une quantité d’oxygène moindre et une combustion incomplète, trop d’air fait chuter la température du foyer de combustion et, de fait, l’efficacité énergétique. Une mauvaise combustion peut conduire à la production de polluants tels que poussières fines, monoxyde de carbone ou hydrocarbures.